°Le petit bois charmant et la forêt sombre°

IMG_8859Le petit bois charmant et la forêt sombre ce sont trois contes issus de la tradition orale. Deux contes classiques – Les sept chevreaux et Les trois petits cochons – et un conte afro-américain connu sous le nom The gunniwolf, très célèbre outre-atlantique. 

 

 

Enfants de 5 à 8 ans

MS, GS, CP

Durée : 50 mn

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« Et comme les chèvres aiment par dessus tout bouger, sauter, rebondir et grimper, courir sans cesse et pousser des petits cris piquants comme des aiguilles, des petits cris qui vous tordent les tympans dans tous les sens, la maison est bien trop petite. »

Entre 5 et 8 ans les nuits sont parfois agitées, le sommeil est lent à venir ou alors il ne tient pas, et voilà que chez l’enfant apparaissent des figures effrayantes : panthère, tigre, chat ou baleine, loup ! Aussi vieux que les siècles passés, éternel et universel, le loup est le visage que l’on donne aux peurs diffuses : la peur de tout ce qui se passe dans le corps pour la première fois, sensations nouvelles de faim, de froid, d’inconfort ou émotions débordantes, frustration, colère, chagrin, mais aussi la peur de ne plus être quand s’éloignent les parents dont le regard « porte » l’enfant, comme une maison solide et protectrice. Pour contrer toutes ces peurs qui viennent aux enfants, il faut des récits qui les mettent en scène, des héros victorieux, un bon bâton (imaginaire), un sac de ruses bien rempli, une porte qui peut se fermer, de la ressource !

Le petit bois charmant et la forêt sombre a été créé à partir de trois contes de la tradition orale où interviennent des loups pour que l’enfant spectateur (avec ses parents) voit ses peurs, les extériorise, leur donne sens et surtout les dépasse à coups de mots, d’images, de chansons, de rires joyeux et transgressifs… Ainsi cette grande forêt inconnue, sans limites, qui faisait si peur, s’apaise, s’éclaire et devient ce « p’tit bois charmant » comme dit la chanson où l’on peut jouer sans craintes. 

En fond de scène, on trouvera de grands papiers noirs sur lesquels à la craie je dessine les lieux du conte : la montagne, la maison, la forêt. Et sur la scène, comme sortis de ces dessins en aplat, quelques accessoires : la chaise de la maison, qui est aussi un rocher escarpé ou le conduit d’une cheminée, une table qui sera aussi le ventre du loup, une petite lampe de chevet au motif floral comme un repère dans la nuit, et des fleurs dont on ne sait si elles sont vraies ou fausses… Et surtout, surtout le grand manteau de fourrure ! A la fois manteau chaud dans lequel se cacher et se réchauffer, manteau maternel, c’est aussi une fourrure animale – c’est le loup – dans laquelle on a peur de disparaître, à moins que… à moins qu’une chanson ne vienne donner son nom à l’étrange illusion : ce n’est qu’un manteau ! 

 


Récit (écriture et interprétation) : Delphine Garczynska

Production : On dit vous à grand-père