° Terres et ciel mêlés °

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Viviane, jeune femme rêveuse, a disparu un soir d’été. Elle ne reviendra que trois ans plus tard sous la forme d’une étoile avec un enfant qu’elle appelle Petit Astre.

 

 

 

 

Adultes

Enfants à partir de 12 ans

Durée : 1h (en salle) à 1h30 (en déambulation)

 

Terre et ciel mêlés est un conte musical sur les origines de la vie. Il se joue au jardin de préférence, au calme sous un grand arbre ou en déambulation, mais aussi dans de petits espaces intérieurs. 

Librement inspiré d’un conte amérindien, d’une légende française (L’Oiseau du Paradis), d’un conte que l’on retrouve dans le monde entier et dans la littérature chez Tolstoï (La chemise du jardinier) et de deux poèmes de Rimbaud, ces contes invitent à la contemplation de la nature que l’on a autour de soi, à aimer s’étendre dans l’herbe, écouter les bruissements du vent, le chant d’un oiseau, regarder simplement autour de soi et être là, ensemble, tournés vers le paysage, la terre ou les nuages ou nos corps étendus et offerts, là où la vie a pris forme. Le motif du jardin en effet, de la nature sauvage et généreuse, symbolise dans les contes et les arts, le lieu premier, le paradis perdu, l’écrin dans lequel notre vieille mémoire se souvient d’avoir évolué avec tant d’allégresse et de légèreté ! Mais cette perte peut être douce et féconde quand elle se transforme de façon créative, en chant et en musique, en récits sensuels ou mystiques, en poème amoureux. 

 

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Ecouter 

 

 

Lire 

« Ce matin là Marguerite et son fiancé Anselme se tiennent par la main dans les sous-bois. C’est dimanche. Il fait beau, il fait bon, ni trop chaud, ni trop frais, l’air est comme le prolongement du corps, on croit s’y baigner.

Sur son épaule à elle une tâche de rousseur, sur ses lèvres à lui un baiser qui s’échappe, et les voilà tous deux qui s’étirent dans l’herbe tendre et leurs bouches s’emmêlent et se perdent ! Les sous-bois les enveloppent, ils s’enroulent dans les chants d’oiseaux, au loin la petite robe de Marguerite accrochée aux buissons d’épine se gonfle d’air et les ruisseaux s’écoulent dans un son joyeux et clair.

Est-ce donc ce jour là que Jacques a été conçu ou est-ce que Marguerite attendait déjà l’enfant ?

En tous cas, Anselme, tandis que Marguerite, couchée sous les saules, effeuille un lys blanc, Anselme s’écarte un peu, longe une prairie et va pisser au pied d’un jeune chêne. »

 

 


Récit (écriture et interprétation) : Delphine Garczynska

Musique (composition et interprétation) : GARZ

Production : On dit vous à grand-père