LE PROJET

IMG_8810Les contes issus de la tradition orale sont nos mythes, ils sont nés du même rêve lointain et sans âge que notre poésie, notre théâtre, nos romans. Ce sont de petites épopées fantastiques qui ont nourri nos grands fleuves littéraires et en même temps, ça vient de l’oralité, c’est tout simple, ça tient en quelques mots, ce n’est pas la culture des cultivés, c’est depuis toujours la culture de tous. Consciente de cette particularité du conte populaire, j’ai souhaité orienter mon travail autour de deux axes.

 

Les spectacles (toutes salles et petits plateaux) : Le rossignol //  Terre et ciel mêlés  //  La maison gourmande // Le petit bois charmant et la forêt sombre  // Poulettes 


Ainsi on trouvera d’abord les contes sous forme de spectacles, spectacles nés d’un travail de recherche, d’écriture, d’interprétation et de mise en scène. La recherche : ce temps est long car il s’agit de trouver et choisir des histoires parmi l’immense corpus des contes ! Comme on ne m’a pas transmis d’histoires oralement, c’est dans les livres que je les cherche, en prenant le temps de fureter de versions en versions, de collections en collections, de maisons d’édition en maisons d’édition… Je choisis ce qui me touche le plus, ce qui m’émerveille le plus et en même temps ce qui peut être universel et toujours contemporain.

Ensuite, le temps d’écriture est mêlé de rêveries silencieuses et d’improvisations où le corps commence à s’engager. Comme l’imaginaire et le rythme nés du silence ne sont pas les mêmes que ceux nés de la prise de parole à voix haute et de la présence du corps en scène, j’opère donc un va et vient entre le texte et l’espace de jeu. Ainsi, peu à peu, je glisse vers le temps de l’interprétation et de la mise en scène, qui croise celui de l’écriture. Dans ce nouveau travail, les mots seront relayés par les mouvements du corps, impulsés par l’action, l’incarnation ou l’émotion. J’ai aussi parfois recours à du petit mobilier (table, chaise, lampe domestique) qui me permet de transformer l’espace de jeu en espace imaginaire – et par un chemin d’associations d’idées très intuitif, des poèmes, des chansons, des musiques peuvent aussi s’inscrire dans la trame narrative première (jusqu’au bout le texte peut être modifié et même souvent d’une représentation à une autre). Dans cette dernière étape j’accorde du temps à la scénographie, aussi légère soit-elle, et aux lumières. C’est important que cela soit étrangement beau, que ce que l’on voit déconcerte et invite au merveilleux.

Ces spectacles se jouent dans des petits lieux car sur scène j’ai besoin de sentir que « ça » (l’énergie, l’émotion, le sens) circule entre l’espace de jeu et l’espace public. Enfin, cherchant à toucher différents publics et surtout les publics qui ne viennent pas facilement au théâtre, je joue plus volontiers dans des lieux qui ne sont pas des théâtres : les médiathèques, les établissements scolaires ou les salles municipales.

 

« Mains dans les poches et nez en l’air »


En parallèle on trouvera les contes qui se transmettent sans dispositif scénique, des histoires que je raconte dans la veine de la tradition orale, en relation directe avec l’auditeur, le moment présent. Ces formes plus souples permettent de répondre aux commandes, d’intervenir auprès d’un public précis ou dans un contexte particulier, en déambulation par exemple. J’aime également pouvoir coupler ce temps d’histoires avec un temps d’atelier, soit pour faire connaître les contes et initier à l’art du conteur, soit pour s’exprimer tout simplement, avec le corps, la voix et sa propre parole. Pour organiser une séance de contes et un atelier, prévoir un délai de deux mois environ.

 

Les « mains dans les poches et nez en l’air » 2019 

Une histoire par jour pendant quinze jours auprès des classes de PS/MS, GS/CP, CE1/CE2, CM1/CM2 à l’école publique de Notre-Dame du Touchet (50). Initiation à l’art de conter.

Contes d’eau, de terre et de feu, fête du feu,, Musée de la Poterie normande (50).

 

Les « mains dans les poches et nez en l’air » 2018 

Quatre interventions contées à la médiathèque du Teilleul (50) pour des classes de PS, MS, GS et CP.

Petit Poucet sur les chemins, balade contée aux abords du Teilleul (50), Partir en Livre 2018

 

 

Les autres récits : Une école pour toutes les musiques // Augustin, facteur de lien social // L’Absente


Il arrive que je ne puise pas dans le répertoire des contes. On a besoin de récits pour se voir avec un peu de recul, pour créer des échos, que l’on raconte le monde contemporain ou nos voyages intérieurs. Voici trois réalisations de nature très différentes mais qui sont aussi des récits. Une autre façon d’être conteuse.

 

Une école pour toutes les musiques / récit-documentaire / pour visionner le doc c’est : ici

Ce film est une commande de l’Ecole des Musiques du Mortainais (50) pour garder en mémoire le travail effectué par l’école avec les ados du groupe « musiques actuelles ». Ici les accords rock des guitares endiablées font trembler les vaches ! C’est autant une réflexion sur le rôle que jouent les répétitions dans la préparation d’un concert qu’un portrait de la jeunesse du mortainais. 

Production On dit vous à grand-père / Ecole des musiques du Mortainais / 2015

 

Augustin, facteur de lien social / conférence théâtralisée sur le thème du lien social.

Ce récit m’a été commandé par la MSA Côtes Normandes pour rendre compte des initiatives menées par des habitants du canton de Barenton pour renforcer le lien social dans les communes du canton (création d’un SEL, visites de courtoisie chez les plus âgés, repas partagés, exposition sur l’histoire du canton etc). Puisqu’il y a plusieurs facteurs de lien social… ben, j’incarne un facteur… 200 personnes sont présentes à la salle des fêtes de Barenton dont Monsieur le maire à qui je donne une grosse enveloppe contenant toutes les idées collectées pour mettre en relation les habitants entre eux.

Production On dit vous à grand-père / MSA côtes normandes / 2014

 

> L’Absente / récit autobiographique (se chuchote ou se crache !) / voir un extrait : cliquez ici 

Ce texte a fait l’objet d’une lecture à la Maison de la Poésie/Paris et a bénéficié du regard du comité de lecture A mots découverts en 2010. Il a été joué en 2008 (Auber-palace/Aubervilliers), en juin 2010 (La Fabrique Ephéméride/Val de Rueil – journées professionnelles) et en janvier 2011 (La Chapelle Saint Louis/Rouen – présentation d’un extrait) dans une mise en scène de Jérémie Fabre.

Production On dit vous à grand-père / 2008 à 2011

 

 

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